La Saint Valentin

Savez vous pourquoi on parle de Valentin pour fêter l’amour ?

C’est en 496 que le pape Délasse Ier (492-296) remplace les Lupercales (fête païenne romaine) par la Saint Valentin et décrète que le jour de cette célébration serait le 14 février.

D’autres origines sont possibles. En Normandie, « galantin », désignait le galant ou l'amoureux. Reste à savoir si la ressemblance avec le nom du saint a conduit à croire que le valentin était le patron des amoureux!  Ou encore, lorsqu’une jeune fille choisissait un garçon pour aller danser, on le surnommer « le valentin »

.....  Les plaisirs de la table et du corps :

Les plaisirs de la table et ceux du corps ont toujours été étroitement liés. Aujourd’hui comme avant, lorsqu’on veut séduire son partenaire, on pense d’abord à partager un dîner. Victor Hugo, Balzac, Rabelais entre autres s’en sont inspirés dans leur vie et leur œuvre.

Au XIXème siècle, Brillat-Savarin notait que "les truffes rendent les femmes plus tendres et les hommes plus entreprenants" ou encore en parlant d’huîtres : «En amour, vous le savez, les crustacés sont vos alliés». Le Marquis de Sade ne jurait que par la sarriette. Diane e Poitiers séduisait Henri II avec un brouet d’anguille. Mme de Sévigné, quant à elle, avait une préférence pour le céleri: "Si la femme savait ce que le céleri fait à l'homme, elle irait le chercher de Paris à Rome ». Et Catherine de Russie, beaucoup plus pragmatique, aurait dit lorsqu’on lui reprochait de ne pas avoir d’héritier: « Apportez-moi du caviar, et ce soir, au souper, envoyez-moi le mieux bâti de mes officiers!»  

Les épices, les herbes et autres produits de la terre et de la mer : tous des aphrodisiaques ?

On a tous entendu dire que le gingembre, la cannelle, la girofle, la sarriette (Dionysos en parlait comme l’"herbe du bonheur") et bien d’autres encore, excitent les sens et stimulent les appétits. Est ce un mythe ou une réalité ? Des études cliniques ont été faites. La plupart d’entre elles concèdent que certaines épices ou herbes ont un effet accélérateur sur le flux sanguin. C’est ce qui donnerait cette sensation d’excitation mais rien de plus. Le plaisir vient d’abord du moment que l’on partage, des odeurs, saveurs et beauté qui entourent les amants, et là c’est plutôt l’imagination qui joue son rôle de procurateur de sensation.

Petit lexique de quelques « aphrodisiaques » naturels :

L’ail est sans doute un des plus vieux aromates aphrodisiaques de l’histoire. Le problème c’est son goût et son odeur persistante !!

La vanille : En Amérique du sud, les hommes boivent une décoction de vanille mélangée à de la tequila. Cette boisson accentuerait la vigueur sexuelle et ralentirait le vieillissement.

Le safran : on raconte que les Phéniciens teintaient leur drap avec du safran la nuit de leurs noces. 

Le gingembre est utilisé pour aviver le désir sexuel. Au Sénégal, les femmes se fabriquent une ceinture avec des tubercules de gingembre pour exciter la vigueur sexuelle de leur mari.

La sarriette a été considérée pendant des siècles comme « l’herbe de l’amour ». On conseillait aux couples désireux de retrouver leur attirance sexuelle d’en saupoudrer généreusement leurs plats.

Les huîtres : La déesse grecque de l’amour Aphrodite sort de l’océan debout sur une huître. Baptisées «oreilles de Vénus» par Alexandre Dumas, c’est leur apparence qui a d’abord été associée aux parties intimes féminines.

La truffe : Jules César était un grand amateur de truffe et lui prêtait des vertus aphrodisiaques.

La tomate : En Italien « pomodoro » signifie « pomme d’or » ce qui par extension aurait donné « pomme d’amour ».

La pêche : Fruit charnu, duveteux, juteux et sucré, il a toutes les qualités pour faire partie des aphrodisiaques. Il existe une variété nommée «  les tétons de Vénus » joli et imagé!!

La pomme : Ce fruit défendu auquel n’ont pas pu résister Adam et Eve serait à l’origine de la cuisine aphrodisiaque.

Le chocolat : Aucune étude sérieuse ne prouve que le chocolat est un stimulant. Il faudrait probablement consommer une grande quantité de chocolat pour qu’apparaissent les effets désirés... le risque est d’abord de se retrouver avec de belles poignées d’amour!

L’alcool : Il a pendant longtemps été interdit aux femmes. Seuls les hommes avaient le droit d’en boire pour se rapprocher de la vérité quelle soit spirituelle ou tout autre d'ailleurs. Les pratiques ont changé mais il reste que comme l’écrivait Shakespeare dans Macbeth «L’alcool provoque le désir mais éloigne la performance». Soyons sage et buvons avec modération pour apprécier les autres plaisirs de la vie!!!

Dîner à deux :

L’entrée. Recette Alexandre Dumas.

Salade aux truffes à la Toulousaine.
« Choisir cinq ou six truffes noires, fraîches et d'un bon arôme, ainsi que trois artichauts bien tendres. Brosser les truffes avec soin, les laver, les peler, les émincer très fin et les enfermer dans un vase. Parer les artichauts des feuilles dures, pour ne laisser que celles qui sont d'une tendreté certaine ; les diviser alors par le milieu et sur leur longueur ; émincer chaque moitié en tranches aussi fines que les truffes et les faire macérer avec un peu de sel pendant dix minutes ; les éponger ensuite sur un linge.
« Passer au tamis trois jaunes d’œufs cuits, les mettre dans une terrine, y mêler un peu de moutarde et les délayer avec un demi-verre d'huile la plus fine et un peu de bon vinaigre à l'estragon, frotter le fond d'un saladier avec une gousse d'ail, et ranger dans celui-ci les truffes et les artichauts par couches alternées, en les assaisonnant avec sel et poivre ainsi qu'avec une partie des oeufs délayés avec l'huile ; dix minutes après, sauter les truffes et les artichauts dans le saladier afin d'opérer le mélange de l'assaisonnement. Cette salade est digne de porter un grand nom. »

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